Titres-repas 2026 : Ce qui change pour votre pouvoir d'achat

Le paysage des titres-repas évolue considérablement au 1er janvier 2026. Voici les nouvelles modalités concernant leur valeur, leur déductibilité et les conditions de mise en œuvre.

🍱 Rappel du système actuel

Jusqu’à présent, la valeur nominale maximale est de 8 €, décomposée comme suit :

  • Part employeur maximale : 6,91 €

  • Part travailleur minimale : 1,09 €

  • Déduction fiscale employeur : 2 € par titre.

🚀 Les nouveautés au 1er janvier 2026

Grâce à l’Arrêté Royal du 10 novembre 2025, le plafond des titres-repas est revu à la hausse pour soutenir le pouvoir d’achat.

1. Augmentation de la valeur La quote-part patronale maximale augmente de 2 €, passant de 6,91 € à 8,91 €. La valeur totale du titre-repas peut donc désormais atteindre 10 €.

2. Avantage fiscal renforcé L’employeur peut désormais déduire 4 € par titre-repas (au lieu de 2 €), à une condition majeure :

Condition fiscale : L’employeur doit financer la totalité de la nouvelle quote-part patronale de 8,91 €.

3. Zéro charges sociales et fiscales Si les conditions sont respectées, cet avantage reste totalement exonéré :

  • Aucune cotisation de sécurité sociale (ONSS).

  • Aucun précompte professionnel pour le travailleur.

⚖️ Une dérogation exceptionnelle à la norme salariale

En principe, la norme salariale 2025-2026 est fixée à 0% (blocage des salaires). Cependant, une dérogation spéciale a été votée le 13 novembre 2025 :

  • Objet : Seule l’augmentation de la part patronale des titres-repas est autorisée.

  • Limite : L’augmentation est plafonnée à 2 €.

  • Période : Applicable uniquement pour les titres octroyés entre le 1er janvier 2026 et le 31 décembre 2026.

📝 Comment mettre en œuvre cette hausse ?

L’augmentation n’est pas automatique. Elle nécessite une formalisation juridique au sein de l’entreprise :

  • Négociation requise : La hausse doit être validée par les secteurs ou par l’employeur via une négociation conventionnelle.

  • Accord formel : Il est impératif de modifier la Convention Collective de Travail (CCT) ou la convention individuelle de chaque salarié.

  • Absence d’accord : Sans cette démarche formelle, la quote-part patronale reste bloquée à son ancien niveau.

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